Kasaï-Central : Copper Intelligence veut étendre son portefeuille minier
La société américaine Copper Intelligence poursuit l’expansion de ses activités minières en République Démocratique du Congo (RDC). Après des travaux d’exploration au Nord-Kivu et une prise de position dans la Copperbelt du Haut-Katanga, l’entreprise s’intéresse désormais au potentiel minier du Kasaï-Central.
Son directeur général, Jean-Bosco Kanku, a été reçu le 31 août 2026 à Kananga par le gouverneur Joseph-Moïse Kambulu, leurs échanges ont porté sur les opportunités d’investissement dans le secteur minier. La délégation comprenait également des responsables des sociétés Virunga et Zaïre Gold.
Copper Intelligence prévoit de commencer par des travaux de recherche et d’exploration avant d’envisager une éventuelle exploitation. Jean-Bosco Kanku affirme avoir obtenu l’autorisation du gouverneur pour engager ces activités et indique que des géologues sont déjà présents sur le terrain. La société n’a toutefois pas précisé les permis concernés, les zones ciblées, le montant des investissements ni le calendrier des travaux.
Connue pour son intérêt pour le cuivre, Copper Intelligence dit vouloir explorer plusieurs substances, notamment l’or, le lithium, le nickel ainsi que les « 3T » étain, tantale et tungstène. Cet intérêt intervient dans une province qui dispose d’un potentiel minier allant au-delà du diamant. Lors du Forum économique RDC-Chine de 2024, le gouvernement avait notamment présenté les projets de nickel-chrome de Nkonko et de Lutshatsha.
Les données du ministère des Mines faisaient alors état d’environ 800 millions de tonnes de minerai de nickel à 1,10 % et de 13 millions de tonnes de minerai de chrome à 3,5 %. Parallèlement, Copper Intelligence poursuit son expansion ailleurs en RDC. En avril 2026, l’entreprise a annoncé l’acquisition du permis PR-15880, correspondant au projet Kitungu, dans le territoire de Kasenga, au Haut-Katanga.
D’une superficie de 764,55 hectares, ce projet fait l’objet d’une modélisation conceptuelle basée sur neuf anciens forages, avec un volume potentiellement minéralisé estimé à environ 27 millions de tonnes à 1,54 % de cuivre. Au Nord-Kivu, la société poursuit également l’exploration de son projet de Butembo, tandis qu’elle travaille avec la canadienne CoTec Holdings sur une éventuelle coentreprise consacrée au retraitement d’anciens résidus de cuivre en RDC. Pour le Kasaï-Central, les prochaines étapes dépendront des résultats des travaux d’exploration et des évaluations techniques et juridiques à venir.
Jonas TSHIPADI



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